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« Tri3 », Constance Guisset et Grégory Cid, 2008

Description

Tri3 est une poubelle de tri vertical, différente des modèles concurrents qui sont horizontaux. « La première pédale actionne le capot du contenant supérieur destiné aux ordures ménagères courantes. Sous ce capot, se situe un distributeur de sacs. La pédale du milieu actionne le contenant des emballages qui pivote sur un axe décentré. La pédale de droite actionne le contenant inférieur, destiné au verre, qui pivote vers l’utilisateur.9 » Ce projet est aujourd’hui encore à l’état de prototype et non édité.

Prise en compte de la responsabilité par la conception : objet responsabilisé

La poubelle est segmentée en 3 parties afin de pouvoir effectuer un tri de ses déchets. La contenance de chaque compartiment est réduite pour inviter à limiter la quantité de détritus produite. Aussi, le petit volume pousse l’utilisateur à compresser au mieux ses emballages afin de réduire son nombre d’allers et venues pour sortir les poubelles. L’encombrement et le volume total restent ceux d’une poubelle classique (sans tri) afin de remplacer aisément son ancienne poubelle par une poubelle de tri, sans envahir la cuisine.

Usages & Pratiques

L’objet responsabilisé contraint l’usage. L’utilisateur est passif et ne peut donc pas faire de bon ou mauvais usage de l’objet.

Bilan & Pistes

La conception du produit est ingénieuse. Formellement très proche du modèle VIPP , sa simple segmentation en trois parties responsabilise l’utilisateur sans pour autant lui proposer une nouvelle typologie d’objet ; Encore faut-il que la contrainte liée au petit volume de stockage ne freine pas à l’achat du produit au préalable. L’acte actif et responsable est ici celui de l’achat raisonné où l’utilisateur assumera les contraintes futures.

Vers un objet responsabilisant

Nous allons voir par la suite comment la poubelle peut nous inciter à un usage plus raisonné par le biais d’une prise de conscience de l’impact d’un bon usage de celle-ci.

>« Världens djupaste soptunna », Rolighetsteorin , 2009

Notes:

9.
Texte extrait du site personnel de Constance Guisset http://www.constanceguisset.com/index.php?/objet/tri3

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Annexes

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Stomp it

La poubelle à compression musculaire invite, par son empreinte de pied sur le couvercle, à un acte dynamique : celui de compresser ses déchets sous l’action de son poids. Cela permet de réduire leur volume et ainsi d’augmenter la capacité des véhicules et des usines de retraitement. Le principe est loin d’être techniquement au point, mais la démarche de proposer une poubelle avec une fonction de compactage semble de bon sens. De plus, ce système permet à chacun de contribuer par un acte énergique à réduire son empreinte écologique.
http://www.yankodesign.com/2009/05/26/design-is-best-with-stomping

Big Belly Solar

C’est la ville de Saint-Mandé, située dans le Val-de-Marne, qui s’est essayée la première en France à cette innovation venue des états-Unis. Big Belly Solar, c’est son nom, est une poubelle nouvelle génération qui permet de remplacer 5 poubelles classiques. Intelligente, elle se charge de compacter les déchets. écologique, elle ne nécessite aucune source d’alimentation puisqu’elle est équipée de panneaux solaires fonctionnant même par temps couvert. Également à l’essai à Baltimore, Philadelphie, Chicago, Los Angeles et d’autres grandes villes américaines, elle possède aussi sa propre radio fréquence qu’elle utilise pour prévenir les services de nettoyage de la nécessité de la vider. Big Belly Solar remplace ainsi 5 poubelles pour un impact écologique de fabrication identique à celui d’une seule et réduit ainsi jusqu’à 80% les émanations de gaz à effets de serre liés à la collecte des déchets, sans parler des économies réalisées par la municipalité. La ville de Philadelphie devrait en effet économiser 13 millions de dollars en 10 ans en installant 500 poubelles Big Belly Solar à Saint-Mandé, ces poubelles sont pour le moment au nombre de trois, pour un investissement de 10 500 euros. La municipalité s’est cependant penchée sérieusement sur la question des déchets et a en parallèle équipé 500 foyers de poubelles compactrices, toujours dans le but de limiter les déplacements nécessaires à la récupération des déchets.
http://www.bigbellysolar.com

Smart Trash

Smart Trash identifie si un objet est réutilisable en lisant le tag RFID10 ou le code dont il est pourvu. Si tel est le cas, les services dédiés sont alertés. Les appareils sont revendus, et la somme reversée au consommateur. Pour recycler d’une manière plus efficace et éviter le gaspillage, le Georgia Institute of Technology (GIT) a mis au point une poubelle intelligente. équipée d’un lecteur de tags RFID et de CUP11, Smart Trash scannera les objets afin d’identifier ceux qui sont recyclables et qui ont potentiellement une valeur commerciale. Il suffira aux utilisateurs de glisser dans la poubelle les appareils qu’ils pensent susceptibles d’être réutilisés. Celle-ci sera reliée aux services de recyclage par une connexion Wi-Fi ; ceci dans le but d’anticiper ou d’organiser proprement la collecte des déchets. L’autre fait intéressant, est que les objets recyclables : gadgets électroniques, mais aussi objets de grand usage, comme une bouteille de savon liquide, seront par la suite vendus aux enchères via des services en ligne spécialisés. L’argent collecté sera déduit de la facture mensuelle du consommateur, ou bien un chèque bancaire lui sera envoyé. La poubelle triera aussi les objets nocifs pour l’environnement, le but étant de les séparer des autres déchets avant de les envoyer aux services spécialisés. Selon les chercheurs, les objets non recyclables ne doivent pas être simplement détruits, mais doivent être utilisés de manière plus responsable ; par exemple, pour produire de l’énergie, utilisée aussi bien pour l’éclairage des maisons que pour alimenter des appareils électroménagers. « Aujourd’hui, nous utilisons encore les technologies élaborées en 1950 pour recycler les déchets », explique Valérie Thomas, responsable du projet. « Avec Smart Trash, pratiquement tout objet peut être traité d’une manière plus efficace, responsable et écologique ». Le système peut également être utile pour identifier des objets dangereux pour la santé et la sécurité des usagers. Plusieurs associations ont montré leur intérêt pour le projet, parmi elles, l’EPA12, le projet PUR E13, et même Hewlett-Packard.
http://www.smarttrash.com.au

>« Världens djupaste soptunna », Rolighetsteorin , 2009

Notes:

10.
La radio-identification, plus souvent désignée par le sigle RFID (de l’anglais Radio Frequency IDentification), est une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radioétiquettes » (RFID tag). Les radio-étiquettes sont de petits objets, des étiquettes autoadhésives, qui peuvent être collées ou incorporées dans des objets ou produits et même implantées dans des organismes vivants. Les radioétiquettes comprennent une antenne associée à une puce électronique qui leur permet de recevoir et de répondre aux requêtes radio émises depuis l’émetteur-récepteur. Ces puces électroniques contiennent un identifiant et éventuellement des données complémentaires.

11.
Code Universel des Produits

12.
Environmental Protection Agency

13.
Promoting Understanding of RFID and the Environment

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