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« La montre verte – City pulse », FING, 2008

Description

Le projet « Montre verte / Citypulse » a un objectif simple : multiplier par 1000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, et en les associant directement à la construction d’une ville durable.
La Montre verte est d’abord un dispositif personnel communicant équipé de deux capteurs environnementaux (ozone, bruit), d’une puce GPS et d’une puce Bluetooth. L’appareil a la forme d’une montre que son porteur emmène avec lui dans la ville, capturant et stockant ainsi des mesures qui sont ensuite publiées sur le réseau.
Le dispositif se complète d’un téléphone mobile, sur lequel une application Java embarquée permet de visualiser les niveaux de pollution sonore et à l’ozone mesurés par la Montre verte et de transmettre à intervalles réguliers ces mêmes données à une plate-forme ouverte. Citypulse reçoit, stocke et rend disponibles les relevés de mesure. Ces données, totalement anonymes, peuvent être exploitées librement pour être projetées sur des cartes ou encore être utilisées dans différents modèles.

Prise en compte de la responsabilité par la conception

Le dispositif est clair, il permet d’agréger les données et de les rendre visibles afin d’encourager le changement de comportement et réduire les empreintes de CO2. Le système fait donc appel à du crowdsourcing96 (impartition à grande échelle) où le porteur de la montre est informé de la pollution et peut ensuite diffuser les données.
Le dispositif est ensuite autonome ; il relève les données et les transforme en contenu lisible par tous sur une carte. L’action responsable est donc d’être porteur de l’objet.

Usages & Pratiques

L’objet responsabilisé contraint l’usage. L’utilisateur est passif et ne peut donc pas faire de bon ou mauvais usage de l’objet.

Bilan & Pistes

En plus d’offrir une grande quantité d’informations pour la collectivité et les habitants, le dispositif permet de coproduire la mesure environnementale avec les citoyens et d’y ajouter une dimension ludique, esthétique, sensible à l’objectif de la ville durable et propice à l’action citoyenne. Cette démarche de design, de l’objet et des services associés, transforme la mesure environnementale «scientifique», en un acte appréhendable, quotidien, voire familier.
Au-delà de son accessibilité citoyenne, le projet rassemble les acteurs publics territoriaux, les entreprises, les chercheurs et les associations, pour enrichir la connaissance et le débat sur l’environnement urbain, sans opposer les mesures «officielles » et « citoyennes ».

Vers des réseaux responsabilisants

Est-il possible de conserver ce même niveau de responsabilité et de conscience citoyenne avec une plus grande liberté et diversité de contenu ? Peut-on faire confiance aux internautes et à une intelligence collective autorégulatrice pour la gestion des informations?

Note :

96.
Le crowdsourcing est un néologisme, créé en 2006 par Jeff Howe et Mark Robinson, rédacteurs à Wired magazine. Le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l’intelligence et le savoir-faire d’un grand nombre d’internautes, et ce, à moindre coût.

> «Peuplade», Nathan Stern, 2003

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