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Moteur de recherche « Google », 2000

Description

Le moteur de recherche Google, qui a donné le nom à la société Google, est le moteur de recherche sur le web le plus utilisé au monde. En 2009, 67% des internautes l’utilisent.
Google Inc est une société fondée en 1998 dans la Silicon Valley, en Californie, par Larry Page et Sergey Brin, auteurs du moteur de recherche Google. Google s’est donné pour mission « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile53 ».
Le principe de fonctionnement de Google, dont le succès est fondé sur ses algorithmes, fonctionne sur un système de PageRank54. Lorsqu’un document est pointé par de nombreux hyperliens (popularité de liens), son PageRank augmente. Plus son PageRank est élevé, plus il aura de chance d’être affiché dans les premiers résultats de la recherche. Ce système donne une indication de la «popularité » du document parmi les autres documents du web.

Prise en compte de la responsabilité par la conception

En devenant le moteur de recherche le plus utilisé, Google est devenu le premier transmetteur d’informations sur Internet. Ce rôle, véhiculer l’information, est inhérent à la vocation des moteurs de recherche et des problèmes qui en découlent (qualité de l’information, contenu illicite, etc.) ne sont donc pas tous imputables à Google, qui n’est pas l’auteur du contenu des pages.
Doit-on craindre le monopole de Google et la probabilité d’une dépendance informationnelle au service? Aussi, son pouvoir stratégique de classement (PageRank) des entreprises et des commerçants dans le domaine économique n’est-il pas trop important? Le véritable problème réside surtout dans la forte influence idéologique des pages qui apparaissent dans les premiers résultats et qui font figure de référence aux yeux des utilisateurs. La popularité d’un moteur de recherche tel que Google peut être utilisée comme vecteur de désinformation, où l’influence d’un site est d’autant plus importante que le mot clé est populaire et qu’il se trouve en tête de liste. Les dirigeants de Google avouent être impuissants face aux phénomènes d’intoxication et de diffamation qui s’affichent actuellement dans les premiers résultats de Google, la technique ne pouvant juger la véracité de l’information.
D’autre part, Google ne peut rejeter sa part de responsabilité pour avoir numérisé sans autorisation des milliers d’ouvrages littéraires ou encore pour avoir accepter de coopérer à la censure d’informations dans certains pays comme la Chine.

Usages & Pratiques

Le moteur de recherche Google peut être autant utilisé pour chercher un commerçant, que pour effectuer une recherche documentaire, trouver des contenus illégaux (fabrication d’explosifs, images pédophiles…), des données piratées et gratuites (logiciels, livres, musiques, films…) protégées par des droits d’auteurs. Il ne suffit parfois que d’une légère modification de combinaisons de mots pour obtenir des résultats orientant l’utilisateur du contenu payant vers le même contenu gratuit. La facilité, couplée à la tentation peut facilement pousser à l’acte d’un usage «rebelle» allant à l’encontre des lois économiques et des droits d’auteurs.

Bilan & Pistes

Contrairement à la télévision dont le contenu est contrôlé et «responsabilisé» par quelques chaînes privées, par les autorités et par les lois, le web offre la possibilité d’avoir une plus grande diversité de contenus et permet à chacun de l’enrichir.

La responsabilisation de chacun a donc progressé avec les technologies de l’information. Les outils de création de contenu, comme nos téléphones portables-appareils photo, peuvent aussi bien servir en Iran pour rapporter des violences policières dans un pays ou la liberté de la presse n’est pas respectée, ou en France pour filmer des enseignants agressés ou encore au États-Unis pour humilier des prisonniers torturés… Le pouvoir de communiquer en temps réel et de façon anonyme au monde entier est une grande responsabilité, qui peut très vite devenir incontrôlable et irréversible. Néanmoins, deux solutions sont envisageables pour éviter tout débordement irresponsable. Effectuer une surveillance contrôlée de chaque action des internautes, par des robots espions ou, plus simplement, faire confiance à l’intelligence collective ce qui semble porter ses fruits sur de nombreux sites par un signalement (ou dénonciation) de contenu illicite ou encore sur Wikipédia par les successions de corrections sur des articles erronés. Il existe
d’ailleurs des moteurs de recherches sociaux qui fonctionnent sur un classement humain et par vote de popularité comme Delicious55, mais le nombre d’informations traité est naturellement moindre que celui effectué par les Googlebots56.

Vers des objets responsabilisés

Nous avons pu voir, que derrière la simplicité de la page d’accueil de Google, se cache un système complexe dont l’utilisateur lambda ne cherchera pas à comprendre le fonctionnement ; un fonctionnement qui est d’ailleurs en parti tenu secret par la firme, tout comme son algorithme. En se dirigeant vers des interfaces de plus en plus simplifiées pour lutter contre la complexité d’usage des «objets numériques » (produits et services), n’allons-nous pas vers une limitation de notre libre arbitre aussi frustrante que celle d’être perdu dans une multitude de choix ? Peut-on imaginer des systèmes d’exploitation ou des applications qui nous interdisent la visualisation de texte ou d’images à caractère « criminel » ? Il existe d’ailleurs actuellement sur le web, des protections parentales et des filtres « Strict » ou « Modéré » qui masquent les images les plus choquantes (« contenu à caractère pornographique, sexuel, blasphématoire ou tout autre type de contenu incitant à la haine57 », comme celui de Google Images « SafeSearch ». Peut-on envisager un monde où les appareils photo refuseraient de se déclencher si la scène n’est pas conforme à certaines règles éthiques ? Faudrait-il encore pour cela, prévoir si la photographie est destinée à humilier une personne ou dénoncer un fait pour mieux l’en empêcher.

Notes :

53.
Extrait de l’article consacré à Google sur l’encyclopédie en  ligne Wikipédia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Google

54.
Le PageRank est l’algorithme d’analyse des liens concourant au système de classement des pages Web utilisé par le moteur de recherche Google pour déterminer l’ordre dans les résultats de recherche qu’il fournit.

55.
Delicious est un site web social permettant de sauvegarder et de partager ses marque-pages internet et de les classer selon le principe
de folksonomie (Une folksonomie est un néologisme désignant un système de classification collaborative décentralisée spontanée, basé sur une indexation effectuée par des non-spécialistes.) par des mots clés (ou tags). Il a été créé fin 2003 par Joshua Schachter dans le but originel de sauvegarder ses marquepages personnels.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Delicious
56.
Les GoogleBots sont des robots d’indexation utilisés par le moteur de recherche Google afin de recenser et d’indexer les pages web.
http://fr.wikipedia.org/wiki/ Googlebot
57.
Extrait de la page « Historique et paramètres de recherche : Utiliser SafeSearch », rubrique « À propos du filtre SafeSearch
de Google »
http://www.google.com/support/websearch/bin/answer.py?answer=510)

> Appareil photo « Sony T200 » détecte les sourires, 2008

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