Skip to content

L’usage de l’emballage

Historique

L’histoire de l’emballage est indissociable des échanges et des déplacements entre les hommes. Dès qu’il faut s’éloigner de la tribu et emporter des vivres, il faut inventer des emballages, pour regrouper, transporter, protéger et conserver.
Les premiers emballages datent de la Préhistoire. Il s’agissait alors de peaux d’animaux (la gibecière du chasseur, la gourde), de certains coquillages ou de feuilles, de calebasses (courge séchée, évidée). Sont ensuite venus vers 6000 avant J.-C., les céramiques et les paniers (l’amphore où vieillit le vin, où se conserve l’huile ; les vanneries qui servent à transporter les légumes ou à enfermer les volailles).

Vers 1500 av. J.-C., les Égyptiens fabriquaient des récipients en verre.

Le tonneau serait une invention gauloise, à l’époque où les romains utilisaient des amphores en argile. Pourtant, si l’on se réfère à un bas relief romain datant de 68 avant J.C, il y figure une barque naviguant sur un fleuve, chargée de deux énormes futailles cerclées de bois. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, cet ancêtre du fût, aux dimensions extrêmement variables, était surtout un instrument de transport des marchandises : vins, alcools et bières, mais aussi du saindoux, des anchois, des olives, de la poudre…

Parmi des vestiges romains, une jarre qui contenait un onguent avec un couvercle en plomb indiquant le nom du fabricant, a été découverte.

Les plus vieux meubles connus sont des coffres et malles robustes. Avec leurs poignées, ils étaient prestement chargés pour fuir ou conquérir. Leurs solides ferronneries protégeaient du vol les fourrures, les bijoux et la soie. à leur manière, ils
étaient les précurseurs des conteneurs.

C’est en Angleterre, en 1746, qu’est apparu le premier produit emballé sous une marque : une boîte de poudre contre la fièvre. Ce pays se distingua encore avec l’emballage de savons, d’huile et de moutarde de marque. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les hommes utilisaient au mieux, pour l’emballage, les matériaux que la Nature mettait à leur disposition :

– soit à l’état brut : le bois, le liège, le cuir, l’argile, les fibres (chanvre, jute, raphia, osier…)
– soit après transformation : le verre, les métaux, le papier.

Pendant la Révolution française, Nicolas Appert inventa en 1795 l’appertisation. Ce procédé de stérilisation à chaud dans des récipients hermétiquement clos se faisait à l’origine dans des bouteilles type champagne : ce fut le début des boîtes de conserve.

Après les grandes explorations et les conflits qui ont contribué à d’innombrables inventions pour protéger les aliments, c’est l’exode rural qui va créer de nouveaux besoins. Les ruraux et leurs familles ne consomment plus les produits de leurs champs ou des marchés voisins. Il faut mettre en place une logistique pour les ravitailler. Ainsi, Paris dès la fin du XIXème siècle, s’entoura par exemple, d’une ceinture de fermes laitières qui l’approvisionnaient quotidiennement. Plus tard, l’achèvement de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée et l’usage du cageot contribuèrent à réduire les vergers des mêmes banlieues.

Le XXème siècle est le siècle des emballages plastiques. Léger, résistant, inerte, multiforme, le plastique s’impose dans tous les domaines : sacs et bouteilles en polyéthylène, barquettes et pots de yaourt en polystyrène, bidons, films plastiques…

Les emballages alimentaires actuels doivent contribuer à la préservation de la salubrité et des propriétés organoleptiques et nutritionnelles du produit emballé. De même, ils prolongent la durée de vie des aliments et protègent l’environnement.
Ils participent ainsi à l’accroissement de la rentabilité, au confort d’utilisation et à la différenciation.

Le secteur de l’emballage alimentaire est devenu un secteur dynamique où l’innovation est un vecteur incontournable du développement. Le temps où les emballages ne jouaient qu’un rôle de barrière inerte et imperméable entre l’aliment et l’environnement extérieur est désormais révolu. Aujourd’hui, « emballer, c’est penser » ou, autrement dit : penser au-delà de la boîte.

Source

Woronoff Denis, Une histoire de l’emballage du XV IIIème siècle à nos jours, Editions Ref2c, 2010

> « Woolite », Lessive liquide, 2009

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :