Skip to content

« Phyto Building », Vincent Vandenbrouck, Olivier Pigasse , Alban Le Henry, Jun Yasumoto, 2003

Description

« Phyto Building » est un système qui tente de rendre la gestion de l’eau autonome à l’échelle d’un immeuble. Pour cela, l’immeuble doit être équipé d’un toit plat afin de chauffer l’eau et d’une façade végétalisée intégrant des plantes aquatiques capables de régénérer les eaux usées, par le principe naturel de phyto-filtration.

Prise en compte de la responsabilité par la conception

Ce système tente de ramener la gestion de l’eau à une échelle locale. Il a l’avantage de fédérer une communauté de voisins autour d’un flux utilisant une installation commune : les canalisations de l’immeuble. Le principe de préchauffage de l’eau ainsi que sa régénération étant limités par les capacités de l’immeuble et celle des plantes, le projet incite à une responsabilisation des différents habitants de l’immeuble afin de réguler leur consommation d’eau.

Usages & Pratiques

La relation au dispositif est collective, il est donc assez difficile pour les habitants de percevoir leur action individuelle parmi l’action collective. Néanmoins, avec ce système de flux renouvelable, le coût de l’eau est plus faible et n’augmente que de façon significative lorsque le système est saturé et que l’on doit faire appel au réseau externe. L’installation incite donc par un objectif concret, à ne pas dépasser un certain seuil de consommation. Reste à savoir si l’on doit privilégier ce principe à l’échelle de l’immeuble ou celui de l’habitat afin de voir si l’implication personnelle est plus forte que l’implication collective…

Bilan & Pistes

L’impact d’un tel système peut avoir des conséquences importantes sur la consommation d’un quartier. De même, l’installation de cet écosystème demande un investissement conséquent. La force du projet réside dans son autonomie, son caractère hyper-local et collectif, ainsi que dans l’économie d’installations d’infrastructures publiques qu’elle évite, dont des milliers de kilomètres de canalisations sous terre. La seule interface visible pour l’utilisateur reste le mur végétal filtrant les impuretés de l’eau. Cet élément naturel suffit-il à rappeler l’existence de l’écosystème auprès des habitants de l’immeuble dont eux-mêmes font partie ?

> L’usage de l’électricité

%d blogueurs aiment cette page :